Green-belt TOGO

Le projet de Green-Belt Togo est né d’un besoin très clair des entreprises de savonnerie et de cosmétiques en France.

D’une part, les certifications BIO actuelles font l’objet d’une lutte d’influence dans un marché qui s’avère de plus en plus lucratif. Les produits BIO sont des produits provenant de l’agriculture. A partir du moment où ils sont transformés, le « process » est sujet à interprétations, chacun défendant son clocher et prenant plus ou moins de distance avec l’esprit du BIO. Les industriels de la cosmétique ont eu tendance à s’autoproclamer BIO avec des chartes plus ou moins laxistes, taillées à leur mesure, avec 80 ou 90% de produits BIO (En réalité le calcul est très complexe).
La seule organisation stricte, provenant de l’origine du BIO des années 60, n’accorde pas de certification mais un label : c’est Nature & Progrès. Son exigence est simple : il faut 100% de BIO. Pour les « process », elle tente d’établir un cahier des charges propre à la cosmétique et à la savonnerie pour éclaircir un sujet plein interrogations.

D’autre part, certaines matières premières ont fait l’objet de campagne de presse importante car leur production est dramatique pour la faune et la flore. Nonobstant leur inutilité constatée (augmentation de la production mondiale depuis ces campagnes de presse), elles entraînent une organisation de la profession (je parle de l’huile de palme) qui est en train de s’autocertifiée avec la complaisance d’ONG aussi importante qu’incompétente.

Le problème est certes plus complexe et nécessiterait un ouvrage entier, mais nous pouvons en déduire deux faits pratiques :

1. le petit paysan qui fait son huile de palme ou de palmiste ne peut plus vendre son huile.
2. il est très difficile, voire impossible de trouver une huile brute (avec ses carotènes) sur le marché.

Nous avons donc pensé redémarrer cette association GREEN-BELT pour sourcer d’Afrique de l’Ouest quelques produits oléagineux dont nous avons besoin.

La spécificité des pays en développement pour le BIO

En France, les productions agricoles sont surveillées. En Europe, tous les pays n’ont pas la même réputation. Mais dans un pays sous-développé où les problèmes de subsistance sont vitaux, la vérification n’est pas aisée et la certification vécue comme une énième contrainte administrative se réglant contre rémunération avec le certificateur. En réalité, la monétisation de la certification qui a conduit les sociétés agrées à s’ériger en sociétés commerciales très lucratives en Europe, est inapplicable en Afrique.

Il faut en revenir aux sources du BIO pour trouver les structures dont nous avons besoin. En responsabilisant les intervenants producteurs, consommateurs et transformateurs ont crée une structure associative dite « Système participatif de garanties » assurant un lien direct entre tous les intéressés. Le système est plus facile à mettre en place qu’à expliquer car le village africain a une forte culture associative et surtout il n’a pas l’habitude d’utiliser les intrants, pesticides et insecticides pour les cultures vivrières du village. Les seuls problèmes viennent de la logistique, mais une trentaine d’années d’expérience dans ce domaine devrait me permettre de les solutionner.

Le projet serait de produire 2T d’huile de palme, 2T d’huile de palmiste dans le sud du Togo et 4T de karité dans le nord pour la saison 2011/2012

Le dossier complet est en préparation et parviendra à toutes les personnes intéressées.

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Activités pendant les années 90

Une ceinture verte en savane africaine
Organisation Non Gouvernementale

Une approche dynamique en faveur de l’environnement.
Une action positive sur l’environnement : la lutte habituelle en faveur du « patrimoine terrestre » pour les forêts se traduit par une action contre le déboisement et la déforestation, c’est à dire la protection des forêts existantes.
Green Belt met en oeuvre une action complémentaire : replanter.

Cette association a pour objet le financement de centres de distribution gratuite de plants favorables à la reforestation des zones sahéliennes ainsi qu’à la diffusion de conseils culturaux, la promotion de cultures alternatives, l’association culture-élevage ainsi que tous les projets et études connexes comme l’irrigation, le drainage et la conservation des sols, la distribution d’intrants naturels et toute en général action visant à développer la vie agricole dans le Sahel.

• Un objectif clair, fort : agir pour arrêter la désertification de la savane.
• Une zone d’action bien délimitée : l’Afrique sub-saharienne
• Une action symbolique : les plants sont mis en terre par l’agriculteur

*Diagramme 1 : Zones sahéliennes

Diagramme 1 – Source : H.G.Menshing, Désertification. Darmstadt.

Depuis les années 70, période de grande sécheresse, le mot « Sahel » est associé à désert; pourtant cette région, en arabe « sahil », représentait la « rive salvatrice. Après la traversée du désert, population, végétation et eau réapparaissaient.

Le problème du Sahel est aujourd’hui celui de toute la savane. Le travail doit commencer largement au sud de cette zone. La bande de plus de 400 km de savane doit servir de barrière à la zone Sahélienne.

L’objectif de Green Belt s’avère ambitieux. La limitation du développement agricole au Sahel est attribuable en grande partie, aux variations climatiques, à la mauvaise qualité des sols, mais aussi au contexte économique et social.

La pépinière type Green Belt a été conçue dans cette optique, autour de la fourniture gratuite de semences adéquates, et un centre de conseil et de formation sur le site même afin de développer une véritable dynamique de communication.

Au Burkina Faso ou le bois représente 96% de la consommation d’énergie, la lutte contre la déforestation peut être mal perçue. Il est préférable d’oeuvrer pour la reforestation.

Analyse de l’environnement actuel
La plupart des associations caritatives font aujourd’hui appel à la générosité du public pour répondre à leur objet social. Elles engagent des frais importants pour faire appel au public puis doivent assurer les frais inhérents à la gestion de ces fonds.

Globalement, les dirigeants ont en face d’eux une myriade de donateurs et des fonds dont ils sont souvent seuls responsables, sans aucun contrôle effectif. Cette notion de contrôle est difficile à définir et les seuls garde-fous sont la moralité, l’éthique et le dévouement dont font preuve la majorité des dirigeants. Ce schéma présente deux intervenants: les donateurs dans l’impossibilité de vérifier le résultat d’une opération, et les associations, assurant un effort de communication nécessairement orienté autant sur la collecte des fonds que sur l’information des résultats de leurs actions.

Le concept Green Belt est résolument nouveau : une opération triangulaire

Les moyens :
- Des capitaux importants : les budgets communications des sociétés de la grande distribution, intéressées par la motivation d’achat du grand public.
- Le levier pour les mobiliser : les consommateurs avertis désireux d’oeuvrer efficacement pour plus de solidarité.
-Un slogan mobilisateur : 1 produit acheté = 1 arbre planté

Un nouveau concept d’action humanitaire :
le consommateur arbitre par son choix des produits,
l’industriel finance et contrôle le projet,
l’association anime le projet.

Document 1 : Pastille Green Belt figurant sur tous les produits des entreprises partenaires de Green Belt :

 

• L’Arbitre : Le grand public en tant que consommateur :

Le Sympathisant « Green Belt » est un acteur de la société civile moderne, responsable et nous qualifierons d’ « Arbitre ». Sa capacité de se mobiliser financièrement n’est plus suffisante pour les défis du sous-développement.. Le projet Green Belt est ambitieux. Nous préférons que notre sympathisant fasse levier en exerçant le droit de diriger ses achats sur certains produits chaque fois que cela est possible. Tout son engagement (et son seul engagement) est son libre choix des produits portant la pastille « Green Belt » à prix égal et à qualité égale. Il ne donne plus mais oriente une action humanitaire vers plus d’ampleur et d’efficacité.

L’information et la promotion de Green Belt sont donc primordiales. Outre l’appui des organisations internationales et des sociétés partenaires, Green Belt va développer différentes actions pour diffuser son message par le biais de ses membres « actifs ».

• Les membres d’honneur :
Un certain nombre de personnalités soutiennent Green Belt, et se sont engagées de part leurs accès aux différents médias à diffuser le message.

• Les membres actifs :
Un responsable sera nommé dans toutes les associations (association de consommateurs, mais aussi toute association caritative, professionnelle ou d’étudiants) les grandes entreprises (privées ou non), les responsables de tous les lieux de cultes, facultés, les clubs et fondations etc… s’engageant a communiquer le message Green Belt.

Un tel « réseaux d’informations et de communication » n’est concevable qu’a l’intérieur d’une organisation du type de Green Belt, aucune contribution financière, la seule contribution est de faire savoir qu’aujourd’hui tout consommateur à la possibilité et le devoir d’utiliser un statut qui lui revient de droit : Il est électeur dans la vie politique, mais exerce aussi ses droits dans la vie économique.

• Le Financier : Les sociétés privées du monde économique :

Le budget d’une multinationale est plus important que celui de beaucoup de pays, mais qui peut influer sur l’affectation à une action humanitaire d’un pourcentage même minime ?
Le financement des projets « Green Belt » est assuré principalement par les sociétés commerciales, industrielles, agricoles, de services, c’est-à-dire tous les intervenants de la vie économique. Ces sociétés ont des budgets de communication et de publicité très importants et se doivent de prouver que la totalité de ses budgets n’est pas destinée à la vente. Une société privée n’intervient pas uniquement par philanthropie dans le domaine humanitaire, elle aspire avant tout à créer de nouvelles motivations d’achats pour augmenter sa part de marché.

L’industriel aura devant lui un arbitre : le consommateur responsable. Une interactivité s’instaurera entre l’industriel qui veut vendre et l’acheteur qui souhaite que cet industriel s’occupe d’humanitaire. Le consommateur, « arbitre », fera levier à travers ses achats sur le financement de l’humanitaire.

Il faut aussi noter que l’entrepreneur privé a été absent des organisations non gouvernementales. Il peut aujourd’hui amener un élément nouveau dans cette action par son pragmatisme et la notion d’obligation de résultats, objectif incontournable de l’entreprise privée.

• L’Animateur : L’association Green Belt

L’association anime le projet humanitaire.

Son bailleur est un financier, responsable d’un budget et d’objectifs, qui exerce automatiquement un contrôle sur le projet dont la réussite va fortement influer sur ses propres résultats.
(Nous pouvons faire confiance aux sociétés privées responsables de leur budget et des résultats de leurs investissements pour qu’elles veillent au bon déroulement des projets financés.)

L’association se doit de trouver de nouveaux financiers. Il y a encore interactivité.

L’association émane des sympathisants. Nous sommes bien dans une interactivité en triangle où chaque pôle reçoit et donne.

L’association anime son réseau de sympathisants à travers son site Internet qui assure un va-et-vient permanent des informations (les commentaires et contacts par message Email dont le coût est très faible).

L’association bénéficie du soutien des organisations internationales ou de sociétés « Partenaires » pour se faire connaître et diffuser le message «Green Belt »

Ses projets sont élaborés par les membres du Conseil d’administration en collaboration avec le Comité d’experts Green Belt.

La crédibilité de Green Belt

La condition sine qua non pour que ce projet aboutisse et que le plus grand nombre y participe est une gestion simple et transparente.

Afin d’éviter toute ambiguïté Green Belt à donc créé l’opération triangulaire, et a ainsi permis le contrôle de l’industriel sur le déroulement du projet Green Belt étudié par son Comité d’experts, puis au consommateur de peser sur l’industriel.

Green Belt ne veut pas devenir une machine lourde et revenir aux traditionnelles oeuvres caritatives dont une partie du budget est consacré à la gestion centrale ( en moyenne 40% dans les grandes organisations ). C’est pourquoi l’association fonctionnera par le biais de comptes-projets.

• Le Compte-projet :
La gestion du projet est simplifié au maximum et le financement ne transite pas par le compte principal de l’association. Sur autorisation du Conseil d’administration, l’expert responsable du projet ouvre sur place un compte-projet, alimenté directement par la société partenaire du projet en question. Ce compte-projet sera le reflet de l’action sur le terrain et l’objet d’un contrôle par l’association d’une part et par la société partenaire d’autre part l’engagement de Green Belt étant de transformer les fonds reçus en plants distribués.

La création de ces comptes-projets permet à Green Belt et son Comité d’experts de mettre en oeuvre un grand nombre de projet, de pépinières dans un premier temps mais aussi de tout projet visant a développer la vie agricole, économique, sociale ou culturelle au Sahel en étant sûr de faire face à ses engagements.

L’image Green Belt permettra de réunir des personnes désireuses de participer à l’action de l’association, de collecter et de concrétiser des projets, quelque soit leur provenance, par le biais d’entreprises souhaitant créer de nouvelles motivations d’achats.

L’ACTION : Le fonctionnement sur le terrain.

Les initiateurs de Green Belt ont longtemps parcouru le Sahel pour constater :
- qu’en 20 ans la savane s’est désertifiée.
- que les projets efficaces n’étaient pas les plus grands.
- que de nombreux projets préparés en Europe restaient à l’état embryonnaire.

Par contre, des actions commerciales non caritatives ont modifié des situations préoccupantes. Les exportations de noix de cajou sont passées en quinze ans de 5.000 à 100.000 Tonnes en Afrique de l’Ouest. On peut estimer que 10 millions d’arbres ont ainsi été plantés. Ce type de développement doit être accompagné pour être pérenniser.

La culture des peuples sahéliens est basée sur la communauté villageoise. La notion de haies, de barrières n’existe pas. Aujourd’hui les mentalités tendent à se modifier. La notion de propriété individuelle se répand. En accompagnant ces changements nous pouvons accélérer le reboisement. La création d’un « bocage » de savane à travers la création de haies, d’arbres délimitant les terrains peut modifier les paysages et inverser le courant actuel de la désertification en intéressant l’agriculteur.

La fertilité des sols en serait améliorée, cette création de « haies » est une méthode agricole traditionnelle pour combattre l’érosion ( buissons protégeant du vent et arbres dispensant de l’ombre ) et permettre des récoltes plus fréquentes.

Les arbres jouent un rôle déterminant pour la régénération des substances nutritives du sol. Les substances minérales stockées dans un arbre sous forme de débris de bois, de fruits, de bois mort, de racines en décomposition et de substances nutritives, que la pluie entraîne vers le sol sont restituées à la terre.
La savane manque d’arbres rustiques, demandant peu d’eau.

Les premières actions Green Belt seront dans un premier temps axées sur 3 cultures complémentaires :

• L’anacardier :
Il a déjà fait ses preuves dans la stabilisation des sols grâce à un système radiculaire pivotant et s’enfonçant profondément dans le sol. Les réseaux de racines allant en profondeur contribuent à ce que les substances nutritives atteignent les couches de terre supérieur en les enrichissant. La sélection de semences et la distribution gratuite des plants préparés, peuvent être réalisées par des micro-projets « pépinières » qui assureront les conseils culturaux. Le développement d’un « bocage » sahélien permettrait la reconquête des zones de savanes.
La principale culture d’exportation est aujourd’hui le coton. Cette culture est gourmande en engrais et en insecticides et la production mondiale atteint des sommets laissant entrevoir des lendemains moins prospères pour les pays producteurs en Afrique sub-saharienne.

« Il convient tout autant d’imputer la responsabilité aux agronomes tant locaux qu’internationaux qui ont planifiés des cultures d’exportation telles que le coton…. »
Survivre au Sahel (Leisinger / Schmidt / ISNAR ( Service International pour la recherche agricole )

Les besoins soulignés par les Centres Internationaux du Groupe de Consultation pour la Recherche Agricole (GCRAI) sont en partie des oléagineux et des plantes fourragères.

La recherche de cultures alternatives est urgente. Green Belt a deux projets :

• Le chanvre :
A travers une solide expérience française de production de semences non psychotropes produites selon les directives de Bruxelles il est possible d’organiser la production d’une culture ne demandant que très peu d’intrants et d’insecticides et reconnue pour reconstituer les sols épuisés. L’utilisation de la fibre pour le textile et le papier et de la graine pour l’huile alimentaire est une solution d’attente pour les champs de coton avant de retrouver une culture d’exportation. La mise en friche de millions d’hectares de terre exsangue serait dramatique.

Jusqu’au XXem siècle, les pionniers et les fermiers américains semaient du Chanvre pour nettoyer la terre ou comme culture de jachère, ou encore après les feux de forêt, pour empêcher les glissements de terrain et le ruissellement.
Les graines de Chanvre déploient des racines de 25 à 30 centimètres de long en 1 mois seulement ( en comparaison l’orge et le seigle ne développent qu’une racine de 2.5 centimètres au cours de la même période ). Le Chanvre a également l’avantage de fragmenter les sols compactés.

La possibilité de réintroduire une industrie non polluante est un élément de première ordre.

• Le moringa :
L’utilisation de cette huile est en progression en Europe, mais surtout, l’utilisation des tourteaux est très efficace pour le nettoyage biologique de toutes les eaux stagnantes. La création de points de rétention d’eau (politique ayant porté ses fruits dans le Nordeste brésilien avec le creusement d’ « açudes ») va de pair avec l’utilisation de produits biologiques permettant aux point d’eau de ne pas pourrir.
Ces projets seront étudiés par le Comité d’experts de Green Belt.

Le Comité d’expert : C’est le bras exécutif de l’association. Les experts ont un double contrat. Globalement ils font partie du Comité d’experts et sont consultés pour tous les aspects techniques des projets, dont ils ne sont pas nécessairement à l’origine.

Ils se tiennent et sont tenus au courant de l’évolution générale des dossiers Green Belt et apportent leurs compétences spécifiques.

Ils sont aptes a diriger ce type de projet agricole et à contrôler un réseau de techniciens sur place (VSNA par exemple). Pour chaque projet pour lequel ils ont été nommés, ils passent un contrat particulier fixant les détails du projet, ses objectifs précis et les engagements réciproques de Green Belt, de la société partenaire et de lui-même. L’expert devient alors le pilote de l’opération et il doit en référer autant à l’association qu’à l’entreprise partenaire.

Le Comité d’experts est dirigé par M. Pobeda Michel, expert en produits tropicaux auprès de l’ONUDI, ayant déjà effectué plusieurs missions en Afrique de l’Ouest et participé à des créations de pépinières. Il sera entouré d’experts ayant toutes les expériences concrètes dans le domaine d’intervention de Green Belt.

Exemple de plantation en Pépinières (Anacardiers)

• Les noix sont plantées une par une dans de petits sacs en plastique

Premières pousses, environ 3 semaines

• Levée des jeunes plants prêts pour la transplantation

Le premier dossier de l’association est la conception du bocage type avec :

• un verger-pépinière d’anacardier permettant dès sa création la distribution de plants sélectionnés, (document 3)
• une parcelle de chanvre,
• une parcelle de moringa,
• un/plusieurs puits

(En fin d’opération et sous réserve de l’origine des droits fonciers, le bocage deviendra propriété de l’agriculteur.)

L’objectif de Green Belt est de disposer de centres de distribution de semences rapidement opérationnels, servant d’exemples et d’en assurer leur pérennité.

• Le Bocage :

Chaque bocage peut distribuer 60.000 plants par an en moyenne sur 3 ans. (20.000 /60.000 / 100.000 ). 100.000 plants sont produits par 500 kilos de semences.

Un VSNA peut suivre un très grand nombre de bocage dans une même zone. le coût de la création d’un Bocage est estimé à 50.000 F.
Son entretien pendant les cinq premières années est estimé à 5.000 F./an.
Le coût d’un VSNA est estimé à 200.000 Fr. par an.
Son coût est amorti sur 20 bocages minimum.
Le suivi de 5 VSNA pour un expert peut représenter un coût de 500.000 fr. par an avec un voyage sur place.

Soit pour 100 Bocages

Expert                             500.000
5 VSNA                        1.000.000
Bocages création       5.000.000
Bocages Entretien        500.000
————
Total                              7.000.000

Soit un coût par bocage de 70.000 F. pour la première année puis de
20.000 F. /an

CONCLUSION :
Il est reconnu aujourd’hui que la désertification n’est pas le résultat de la progression impitoyable du désert. Elle est déterminée en grande partie par la situation locale des régions arides et semi-arides, et leurs diverses conditions microclimatiques et socio-économiques.

La situation n’est pas irrémédiable, et le mythe du Désert progressant a été et doit être oublié ; mais des actions concrètes et immédiates sont nécessaires.
L’homme joue un rôle actif dans le processus de désertification (le mot composé désertification est fabriqué à partir des mots latins « facere »: faire et « desertus »: désert) et se doit de jouer un rôle similaire dans celui de la reforestation.

C’est pourquoi le phénomène de désertification ne s’étend pas des régions désertiques peu peuplées aux savanes ou aux steppes, au contraire, l’origine de ce processus se trouve dans la savane et dans la steppe, qui sont des régions écologiquement fragiles et densément peuplées .

Les résultats des O.N.G. ont été probants; flexibles et à l’écoute des populations locales elles ont connues un taux de succès extraordinaire (Rapport du Club de Rome).

Pour pouvoir mener une action de développement durable, tant du point de vue économique, que social ou écologique; il est nécessaire que l’Etat, le secteur privé, les spécialistes et les O.N.G collaborent, et qu’une véritable interactivité soit la roue motrice de l’action Green Belt.

C’est le concept Green Belt :

• une Organisation Non Gouvernementale et indépendante qui permet la réalisation de projets mis en place et contrôlés par un Comité d’experts
• l’utilisation de fonds du secteur privé contrôlés par chaque donateur
• l’appui des organisations internationales et gouvernementales
une dynamique entraîné, motivé et relayé par tous.

L’association a cessé ce type d’activités dans les années 98.

Elle a travaillé en tant que conseil sur des projets au Sahel. Elle a notamment été agréée en 1999 par le CILSS (Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse) qui regroupe les pays sahélien de Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal.

Elle n’était plus en activité depuis 2000 et nous espérons la voir redémarrer avec le projet de production BIO.

Publié dans Green-Belt il y a 15 ans... | Laisser un commentaire